Syndicat des Journalistes de la Presse Périodique

Evénements du mois de mai

Notre confrère Olivier F. De Felice et son équipe partagent ici leurs découvertes évènementielles du mois et leurs rencontres.

Nos articles ont pour simple ambition de suggérer des pistes d’exploration et de recherche parmi les nombreux spectacles qui ont cours en France. Voici une proposition libre d’une sélection faite en équipe qui se veut éclairée, guidée par nos émotions, sans compromission. Nos rencontres sont le reflet et le témoignage de nos centres d’intérêt du moment, elles sont sources de découvertes et de créativité partagée. Retrouvez nos articles développés sur notre E-Journal intitulé Goûts et Passions.

CONCERTS CLASSIQUES

L’Orchestre de Paris à la Philharmonie, un concert magistral - Quoi de plus grandiose que les œuvres de Wagner et de Brahms données dans la magnifique salle de la Philharmonie 1 de Paris jouées par l’Orchestre de Paris ! C’est un concert riche d’émotions musicales intenses qui fut donné ce soir du mois de mai dans cette immense salle à l'acoustique d’excellence. L’excellence est aussi le maître-mot de cette formation symphonique renommée jouant à la perfection, qui passe à la prochaine saison sous la direction nouvelle du chef d’orchestre anglais talentueux Daniel Harding. Créé en 1967, l’Orchestre de Paris a atteint des sommets d’exécution, il est, selon nous, l’un des plus doués de France et a désormais un niveau international confirmé et reconnu, tout en recrutant de jeunes musiciens à côté d’instrumentistes émérites. L’Orchestre de Paris inscrit son ouverture remarquée vers la jeunesse dans des programmes pour les jeunes publics qu’il affectionne particulièrement. Ce soir-là, l’honneur était aux romantiques avec trois extraits d’opéras de Wagner et la belle Symphonie N°2 de Brahms. Le célèbre baryton international Matthias Goerne nous a réjouis d’une prestation impeccable, riche de sonorités vocales inédites, accompagné avec précision par l’énergique chef d’orchestre Christophe Eschenbach, qui fut directeur artistique de cette formation magistrale pendant dix ans. Des extraits des opéras Tristan et Isolde, Le Vaisseau Fantôme, et la célèbre Walkyrie furent joués et donnèrent lieu à des envolées lyriques exceptionnelles. Le texte est dramatique et grave, il a trait à l’amour, à la passion, aux déchirements. La voix d’homme du baryton allemand a empli la salle d’une solennelle attention et fige l’auditoire dans une stupeur fervente. C’est saisissant et beau. La deuxième partie du concert est dédiée à la ravissante Symphonie N°2 de Johannes Brahms, pleine d’allégresse, de joie frivole et rafraichissante, une œuvre lyrique unique et splendide. On en fermerait les yeux pour s’immerger totalement dans la beauté de ces sons étincelants de clarté et de brio. Une œuvre réussie, qui enchante et qui communique une émotion vibrante de vie. Saluons ici l’excellente performance ovationnée de ce grand orchestre symphonique français et international qu’est l’Orchestre de Paris, il nous réserve de belles autres surprises en cette fin de saison.

Thomas Enhco et Vassilena Serafimova, Exceptionnel et vivant - Un des plus enthousiasmants concerts de cette année ! Il n’y a guère de mots ou de superlatifs pouvant qualifier ce que nous avons vécu au Théâtre des Bouffes du Nord ce soir de présentation de leur premier album en duo, Funambules. Energique, léger et aérien, plaisant et même humoristique, ce fut un concert d’exception, un moment rare. Très attendue, cette représentation unique fut magistrale. Le jeune prodige Thomas Enhco nous a servi une interprétation digne des plus grands solistes internationaux, le jeune français est selon nous, le plus doué des pianistes de sa génération. Il sert sa musique en toute simplicité et humilité, c’est brillant et même du jamais vu (on aime sa manipulation des cordes pour moderniser les sonorités de son piano). Il revêt ce soir-là pour la première fois un costume en concert public, lui que l’on voit jouer habituellement en t-shirts et en jeans, Thomas est un rebelle, brillant et flamboyant, tout en étant sage. De son coté, Vassilena est touchante de douceur et enjolive la scène des belles notes cristallines de son puissant marimba, accompagné d’un généreux sourire étincelant. Le duo est harmonieux et fonctionne à merveille. Le concert fait la part belle aux titres de leur premier disque sorti ce mois d’avril chez Deutsche Grammophon, reprenant des compositions classiques mais aussi des créations personnelles de Thomas, en particulier le magnifique titre Eclipse. Vassilena nous enchante avec des variations libres sur le chant traditionnel bulgare Dilmano, Dilbero. Le tout est poétique, vif, moderne mais aussi empreint de bases classiques. L’auditoire a apprécié la lumineuse Sonate pour deux pianos en Ré Majeur, K.448 de Mozart et surtout l’improvisation sur Camille Saint-Saens, Le Carnaval des Animaux, Aquarium où il fut stupéfait par l’usage gentiment provocateur d’accessoires détournant la sonorité des instruments. La reprise de Bitter Sweet Symphony de Mick Jagger, plus connue de nos générations par la reprise faite par The Verve, en clôture de concert a ajouté une touche rock supplémentaire très à propos, on adore ! C’est un concert classique comme on en rêve: de la modernité, de l’audace, une énergie nouvelle. Thomas et Vassilena réussissent ce pari haut la main, bravo ! Un duo atypique et chaleureux à suivre en tournée française suivant les dates annoncées sur leurs sites.

Concerts Nuit d’été - Un concert brillant - L’architecture majestueuse de la cathédrale Saint-Louis des Invalides fut l’écrin splendide d’une représentation distinctive de l’Orchestre de la Musique de l’Air, une formation d’excellence française, créé en 1936 et placé sous la direction du colonel Claude Kesmaecker. Faisant rappel du prestige français en ces lieux, trois compositions sur des thèmes napoléoniens furent présentées, de Daniel-François Aubert, Adolphe Adam et Gabriel Fauré. Un temps solennel, vibrant dans des lieux impressionnants. Ensuite, la cantatrice française Karine Deshayes, une soliste mezzo-soprano de renom, ayant rejoint la troupe de l’Opéra de Lyon, a empli cet édifice d’émotions vocales remarquées, interprétant une adaptation personnelle des Nuits d’Eté d’Hector Berlioz. Six mélodies poétiques et envoûtantes. Puis, vint le temps d’une interprétation vive, une œuvre rare de Ludwig van Beethoven, La Bataille de Vittoria, avec de fortes impulsions sonores et énergiques. Piotr Tchaikovksi et son Ouverture 1812, opus 49 a clos brillament le concert. Une œuvre enthousiasmante, reprenant des couplets de la Marseillaise, une apothéose de sonorités inédites et enjouées. Encourageons de tels concerts qui permettent de donner vie au patrimoine national, de révéler des émotions riches à un public toujours plus large.  

SPECTACLES DE DIVERTISSEMENT

Flashdance au Palais des Sports, une comédie musicale flamboyante - Nous avons eu plaisir à assister à la comédie musicale FlashDance au Palais des Sports de Paris. Cette fois-ci, c’est la bonne. Au Théâtre du Gymnase il y a un an et demi, Flashdance n’était déjà pas mal, mais encore à l’état de brouillon en comparaison avec cette nouvelle version. Sur la grande scène du Palais des Sports, c’est très réussi. Tout le monde se souvient de l’incroyable histoire d’Alex, soudeuse le jour dans une aciérie de Pittsburgh, ville gangrénée par le chômage et le soir pour quelques dollars, danseuse dans un cabaret. Son unique raison d’être, la danse. Sur les conseils de son fiancé et de sa meilleure amie, elle décide un jour de s’inscrire à une audition... Nous découvrons émerveillés une jolie comédie musicale où l’émotion, la compassion et l’amour règnent. C’est beau à voir, les tableaux qui se succèdent sont harmonieux et rythmés. L’ensemble est beau et cohérent, c’est vivant et brillant. L’espace aurait permis d’avoir cinq membres du jury comme dans le film original, il aurait aussi permis qu’Alex, le personnage principal, courre et vole et tourbillonne plus loin et plus longtemps comme dans le film original lors de la danse finale. La danse reste tout de même le point fort du spectacle. Elle est vive et intense, les danseurs y mettent toute leur énergie. Le mariage entre le monde dur et masculin d’une usine d’acier et l’art délicat de la danse est réussi. Beaucoup de figures acrobatiques coupent le souffle. La scène de la Gloria ivre est du grand art car mimer l’ébriété et exécuter en même temps des pas précis n’est pas donné à n’importe quel artiste. Le décor est sobre et parlant, un mélange réussi de photographies géantes et scènes réelles. La comédie musicale a été francisée pour les besoins de la tournée française, le jeu de mots avec Napoléon Bonaparte est excellent, bien que l’histoire se déroule à Pittsburgh. Les plus grands tubes restent en anglais. Le spectacle donne envie de danser et de se défouler, comme nous l’avons fait dans notre jeunesse, quand What a Feeling tournait en boucle à la radio et dans les boîtes. Il faut encourager les arts vivants et permettre à tout un chacun de vivre de belles émotions. Une comédie musicale enjouée et remarquée en tournée dans toute la France, à l’occasion du 30ème anniversaire du film éponyme, produite par le tourneur français Cheyenne Prod.  

TALENTS CREATIFS

La Clé du Barbier, un barbier-coiffeur moderne - Nous aimons l’ambiance rock et décontractée des deux beaux salons stylés de La Clé du Barbier. Alex Boulom, figure de proue et patron-fondateur hyperactif de cette ruche dynamique de jeunes barbiers et barbières est à l’image de son salon: énergique, passionné et authentique. Lui qui a commencé à coiffer dans les rangs de sa compagnie d’infanterie de l’Armée de Terre - section déminage lors d’opérations extérieures - sait de quoi il tient pour tenir son rang : viser l’excellence, avoir le geste précis, tout en restant humble. D’une force douce et tranquille, le jeune patron-artisan originaire d’une famille laotienne donne tout et communique à son équipe sa passion du geste fin, l’attention du service et la générosité du sourire. Il y a de la sincère communication en lui, avec le cœur. Son équipe soudée de 21 barbiers le lui rend bien, on sent la bonne harmonie qui emplit ses salons, on y communique, les échanges et les rencontres surviennent. Alex, empreint de spiritualité, misera tout sur son premier salon parisien rue de Linné, après avoir été formé en coiffure à Nantes et à La Baule. Il a le goût de la décoration d’intérieurs et s’inspire des exemples des lofts New-Yorkais vus là-bas plus jeune. C’est très réussi et le résultat est là : on s’y sent immédiatement à l’aise, c’est chaleureux et élégant. Confort, attention au service, gentillesse sont les maîtres-mots des coiffeurs et barbiers s’affairant dans les salons d’Alex. Le nouveau salon d’Alex, établi à deux pas du Louvre dans le 1er arrondissement donne le ton d’un service encore plus haut de gamme : cuir, bois, bar à jus de fruits et cafés, maître-cireur sur place, tout est fait pour pouponner ses heureux clients hommes. Hommes exclusivement car on n’y fait que de la coiffure et barbes masculines, mais son staff comprend néanmoins d’habiles barbières. On apprécie dans ses salons l’ambiance musicale, le service précis et créatif et leur design intérieur cossu. Tout y est, rien à redire. Alex coiffera même dans un espace dédié à l’arrière de son dernier salon, rêve de pouvoir écrire un livre sur ses techniques et son univers, l’enseigne La Clé du Barbier nous réserve des surprises cette année avec deux nouvelles ouvertures à Paris. Nous avons apprécié le rasoir adroit de Pierre Alban au salon de la rue Saint-Honoré. Il a, en un clin d’œil, compris quelle était la meilleure façon de mettre en valeur notre coiffure pour rendre le tout esthétique et moderne. Pierre Alban est à l’instar des autres membres des équipes d’Alex : dynamique, stylé et urbain, efficace. Une adresse d’excellence barbière qui monte, devenant une référence parisienne. Encourageons cette dynamique équipe, qui allie jeunesse et talent. Un barber shop unique à Paris, établi au 3, rue Linné, 75005 Paris et au 70, rue Saint-Honoré, 75001 Paris. 

DECOUVERTES GASTRONOMIQUES

Les Coulisses du Chef par Olivier Berté, Cours de cuisine française - Nous avons eu plaisir à participer aux cours de cuisine du chef français Olivier Berté, des cours conviviaux et de qualité professionnelle donnés dans un bel hôtel particulier situé près de la Bourse de Paris dans le 2ème arrondissement. Olivier nous reçoit dans son grand appartement-cuisine qui est riche d’une multitude d’ustensiles et d’appareils professionnels. L’ensemble est harmonieux, mâtiné de couleur taupe et de jolies décorations culinaires. Les convives et apprentis brigadiers arrivent au fur et à mesure, ils sont de tous horizons et de toutes nationalités, les uns étant présents pour le plaisir simple d’apprendre et de déguster, certains étant dans un parcours professionnalisant. Tous les hôtes d’Olivier ce samedi sont dans une belle énergie, la convivialité et l’humour s’installent immédiatement. Olivier a le goût des rencontres et provoque les présentations, il a le tutoiement facile. Celles-ci faite, la brigade ainsi constituée s’active aussitôt et Olivier guide, montre en main de maître, les gestes et les techniques applicables à la préparation de l’entrée, plat et dessert du jour : tomates farcies aux anchois et aux herbes, travers de porc caramélisés aux abricots et macarons au chocolat avec sa ganache. Les cours d’Olivier Berté sont chaleureux et l’émotion du plaisir de faire la cuisine est instantanée. Olivier nous transmet sa passion avec brio et ses astuces sont toujours à propos, c’est une joie d’apprendre à cuisiner dans une telle ambiance plaisante. Olivier est un chef d’exception au parcours atypique. Bordelais, il est formé à l’école hôtelière de Bordeaux-Talence puis à l’Hôtel du Palais à Biarritz puis rejoint de belles adresses gastronomiques de la capitale comme l’Ambassade d’Auvergne ou les cuisines du chef Claude Terraille. Il y apprend les techniques culinaires de pointe et l’association harmonieuse des saveurs. Il a plaisir à transmettre son amour de la bonne gastronomie à ses apprentis, l’ambition d’Olivier est simple: apprendre à tous à cuisiner afin que tout un chacun puisse mieux manger chez soi, il participe ainsi à l’éducation générale de tous. Olivier a par exemple à cœur de recevoir dans son atelier de cuisine des enfants pour des gouters cuisinés d’anniversaire, il forme également des professionnels. Olivier Berté est un personnage attachant, sa gentillesse est communicative, il prend le temps d’expliquer, de montrer ; de surcroît, il distille une bonne dose d’humour dans ses cours. Olivier a des dons particuliers qui lui permettent de sentir les gens et les choses, il fait sa cuisine à l’instinct, tout est intuitif chez lui. Il est le maître des timings, des bons gestes en cuisine et a l’adresse de trouver des ingrédients de première qualité pour ses cours. Nous avons beaucoup apprécié suivre ce cours animé de gastronomie française traditionnelle sous le guidage expert d’Olivier Berté. Les cours des Coulisses du Chef sont pour nous une référence gastronomique à Paris, nous les recommandons vivement. Olivier propose également des cours de cuisine moléculaire, de pâtisserie, des cours en anglais, des cours d’esprit d’équipe pour les entreprises ainsi que des cours privés ou de coaching professionnel en cuisine et pâtisserie.

UNE RENCONTRE AVEC DORCAS COPPIN

Une actrice pleine d’énergie - La France compte de jeunes talents que nous avons plaisir à rencontrer lors d’entretiens qui permettent d’en révéler la richesse et la créativité. Tel est le cas avec Dorcas Coppin, une jeune et jolie actrice française pleine d’enthousiasme communicatif. Si certains la connaissent à l’écran par ses apparitions remarquées dans la série télévisée policière à succès Section de Recherche ou encore dans la publicité charmeuse d’une célèbre glace, nous avons eu plaisir à découvrir sa riche personnalité dans le cadre apaisant du salon du Lancaster Hôtel à Paris. Dorcas (prononcez "Dorca") est une comédienne touchante et précoce qui nous a saisis par son intensité, sa présence, son énergie positive qui illumine tous ceux qui l’approchent. Dorcas (qui signifie "gazelle" en grec) est une pétillante jeune femme, une hyperactive née, une touche-à-tout qui s’intéresse à de nombreux domaines de son art. On la retrouve dans des premiers longs métrages d’art et d’essai tout autant qu’auprès de grands acteurs comme Samuel LeBihan. Elle qui est aujourd'hui l'égérie des cosmétiques Bourjois connaît le commencement d’une carrière prometteuse. Tout semble réussir à cette jeune ingénue vive et curieuse de la vie. Or, tel ne fut pas le cas à ses débuts. Dorcas vient d’une famille modeste des milieux ouvriers du Nord de la France, la vie y fut dure, tout ne fut pas facile dans la petite ville de Villeneuve-d’Ascq. Elle a reçu une éducation stricte de parents à cheval sur leurs convictions religieuses évangélistes bien arrêtées, l’adolescence de Dorcas au caractère de garçon manqué bien trempé fut sanctionné par un père certes un peu sévère, bien que tempéré par une mère aimante. D’autant plus que Dorcas était toujours la plus encline à être le pitre de la famille. Une période sur laquelle on sent l’émotion bouleversante en elle lorsqu’elle en reparle. C’est l’année de son Bac L que Dorcas finit par se révéler, s’affirmer, tout en s’opposant à la volonté parentale : elle sera actrice, son rêve de futur le plus absolu. S’en suit une grande période de stress et d’insomnies graves qui la feront échouer à cet examen et tel son film-choc préféré de l’époque, Fight Club, la jeune rebelle doit se battre, contre les autres, contre elle, contre tous. Ironiquement, son premier rôle dans un long métrage sera dans La Nuit, je m’ennuie, les nuits de cette période de vie furent interminables... Celle qui a le mot "liberté" tatoué en russe au bras gauche sait ce que l’épreuve, l’endurance, la volonté et l’abnégation veulent dire, plus que tout autre. La belle a du sang russe en elle, de par sa grand-mère dont elle fut très proche. Elle en tire un courage, une volonté à toute épreuve. Des débuts très difficiles à Paris, sans argent, sans support, rien, un acte néanmoins vécu comme une libération, une sorte de renaissance. Elle rejoint l’école parisienne Acting International, ayant économisé des années pour pouvoir se payer seule cette école, elle n'y restera qu'une année. Elle y rencontre le professeur Vincent Marguet qui lui montrera les techniques d’actrice, ce qu’est le jeu de scène et lui donnera confiance dans son jeu. Dorcas enchaîne des petits emplois tels qu’hôtesse pour Abercrombie & Fitch. Puis, au fil des rencontres, des castings, de essais mais aussi des échecs, Dorcas, une fille au fort caractère et avec un grand cœur, se fait remarquer, s’essaye à des rôles chaque fois présentant plus d’importance. C’est avec son entrée dans la série policière Section de Recherche que Dorcas se révèle aux yeux du grand public et peut enfin prouver à ses parents qu’elle a eu raison de poursuivre sa voie, sa passion, sans renier ni avoir peur de qui elle est. Une fois révélée, les rôles s’enchainent et les opportunités s’accélèrent, sous l’effet de l’action de sa dynamique agente Angy Peltier. La belle sera vue dans Le dernier voyage de l'énigmatique Paul W.R., un court métrage de Romain Quirot et dans Je suis anonyme de Fabrice Coton et Quentin Kwiatkowski. Poursuivant son besoin de perfectionnement, elle suivra les cours de coaching professionnels de l’Actors Factory de l’américaine émérite Tiffany Stern et est désormais membre de la classe des seniors de cette dynamique ruche de talents. Dorcas, c’est la fougue, l’énergie, la féminité réunie en une seule femme. Dorcas ne laisse personne indifférent quand elle joue, le temps s’arrête, l’émotion parle. On est ravi de la voir jouer et on lui souhaite de pouvoir continuer à nous transmettre de nombreuses émotions pures comme celles-là. A Paris, Dorcas aime marcher et flâner, en particulier dans les quartiers de Saint-Germain, du Marais ou au Jardin des Plantes, seul coin de nature proche de son domicile parisien. Dorcas reste une solitaire, elle a besoin de ses moments à elle, qu’elle remplit par d’avides lectures, elle a presque une obsession de tout lire jusqu’au bout. L’actrice se définit comme un "instrument" au service d’une œuvre, elle qui fut joueuse de flûte alto plusieurs années sait de quoi elle parle. Elle nourrit sa passion d'actrice au quotidien par la communication et l'échange avec son compagnon à la ville Roberto Calvet, jeune acteur formé au Cours Florent et à l'Actors' Factory. Dorcas a un style de vie naturel ; végétarienne, elle s’adonne chaque jour à la méditation, certainement pour calmer une certaine anxiété ou colère en elle. Dorcas reste une fille simple, bien qu’elle côtoie des paradoxes au quotidien : son frère est maçon et elle travaille avec de grands acteurs des écrans français. Dorcas a cette fraîcheur inégalée, ce grand sourire et ses yeux vifs qui la rendent attachante. Douce, elle apprécie les chats, elle en a deux, de race norvégienne et nourrit un grand rêve: vivre à la campagne entourée d’animaux. Encourageons de tels talents français, issus d’une richesse multiculturelle, à créer et à nous transmettre de belles émotions positives. Nous avons eu plaisir à rencontrer Dorcas dans le beau salon-bar de l’Hôtel Lancaster, l’un des rares 5 Etoiles parisiens intimistes à taille humaine, où le service du chef de bar Eimo fût attentionné et délicat. Un lieu d’exception de l’excellence hôtelière française, l’un des fleurons gastronomiques et d’hospitalité de la Capitale.

Olivier F. De Felice, assisté de Didier Princi – Mai 2016
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Crédits photos :
-    Dorcas Coppin : Gabrielle Malewski
-    Orchestre de Paris : Marco Borggreve pour Harmonia Mundi
-    Autres photographies : les productions, marques et artistes respectifs